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"Soyons optimistes, le pire reste à venir"
(ENTRE CAMARADES, aphorisme, rires et fous rires)
À "l'anarchisme social", qui prétend
élaborer "Un projet libertaire pour le XXI siècle"
et cogiter "Une stratégie pour vaincre" on doit
avouer notre perplexité.
Voici pourquoi.
Le style complaisant avec laquelle est rédigé, ce
texte le rend accessible a n'importe quelle des composantes de la
gôche pluriel pour peu qu'on efface des mots peu convenables
pour eux.
Sur "l'anarchisme social"
Ils débutent par une "aspiration à la crédibilité"
et commencent à donner de gages que personne leur a encore
demandé en s'exprimant plus loin "rêver de barricades
et de guerre civile est lamentable" . Nous ce qu'on trouve
lamentable c'est de ne pas voir les barricades et la guerre civile,
de ne pas ressentir dans leurs tripes la brutalité de la
société actuel . À Gênes, en Basconie,
au Chiapas et partout. Leur cécité, leur refus de
voir la violence de la société capitaliste, va finir
par leur faire accepter l'idée martelée par G. Bush
sur la bonté immanente de la société capitaliste.
Leur aveuglement les rend complices de la violence capitaliste.
L'anarchisme social aspire à la reconnaissance, alors vous
serez reconnus par le capital comme leur allie et les fractions
à sa gauche vous rendront hommage.
Poser le problème de la violence sociale comme
un rêve malsain de certains détraqués c'est
désarmer théoriquement vulgarisant la délation
en facilitant le travail de la propagande et de la répression.
Que penser de l'ajout de "social" a
celui d'anarchisme ?
Le PCF se prétend aujourd'hui être un
parti écologique et libertaire, mais il a toujours été
un parti anticommuniste, totalitaire et productiviste.
L'existence d'un anarchisme "anti-social"
nous était inconnue. On a toujours connu et reconnu une nature
sociale a l'anarchisme, même quand ses expressions "individualiste"
permettait des confusions et de montages idéologiques.
Quant à la nouveauté d'un prétendu
projet pour le siècle qu'on vient de fouler on ne peut que
rejeter cette ambition. En effet, notre projet pour ce siècle
est le MÊME que celui qu'on a proposé au XX siècle
reste identique à celui du XIX et il ne change en rien à
celui que pendant toute l'histoire les hommes ont défendu
dans les luttes. Il a été, est et sera l'abolition
de l'esclavage. Uniquement les sourds et les mal intentionnées
ignorant qu'il s'agit de l'abolition des relations sociales capitalistes
c'est-à-dire : l'abolition du travail salarié et de
tout contrat marchand.
On est anarchistes, communistes
et libertaires.
Il y n'a rien à refonder ni à reformer.
Nos aspirations restent identiques.
À qui se trouverait dépassé par
les temps nouveaux, autant qu'aveuglés par leurs vieux discours,
on peut suggérer de jeter a la poubelle la merde qu'ils ont
emmagasinée dans leurs cerveaux.
Parlons "stratégie".
Celui qui nécessite "re-analyser le capitalisme "
doit s'empresser de le faire. Il etait temps d'avouer des incompétences.
Malheureusement vu le contenu de certaines affirmations, il nous
semble évident que cela n'est qu'un projet.
Notre stratégie découlée de l'ennemi
qu'on a combattre.
Ils veulent l'esclavage, nous on veut vivre en hommes
libres.
Ils veulent le salariat et les plus intrépides
"l'égalité politique et économique"
; nous l'abolition du salariat ;
Ils veulent le commerce, voir le "commerce équitable",
nous sa ruine et fomenter les rapports sociaux non marchands.
Ils veulent la marchandise, nous sa disparition
C'est en cela qui consiste l'INVARIENCE du programme
de la subversion.
Délirer sur le "commerce équitable",
ou même sur "l'égalité politique, économique
et social", n'est rien d'autre que construire par le bas c'est
que d'autres réalisent par le haut. C'est vouloir détruire
l'Etat pour le reconstituer en se fédérant. On touche
ici la raison de l'échec d'un certain anarchisme. Pendant
le XIX, et le XX siècle le capital a trouvé dans la
social-démocratie "classique" les éléments
de sa reforme et de sa regeneration, Le capital n'a que faire d'éléments
brouillon, soit-ils bruyants ou repliés sur leurs nombrils.
Il veut de l'efficacité.
"L'UNITE LIBERTAIRE"
"L'unité libertaire s'avère une nécessité
pour pouvoir peser sur les alliances que nous serons amenés
à conclure pour faire la révolution et faire aboutir
notre projet de société".
On dirait Robert Hue !
La défaite de la révolution dans
l'Espagne du 36 ne vous a pas suffit ?
On doit vous rappeler que si la révolution
a échoué c'est autant par le comportement contre-révolutionnaire
de la social-démocratie que par celui des dirigeants anarchistes
qui ont participe aux "alliances" ?.
Au cas où une nouvelle situation révolutionnaire
se pressentait, autant que dans des projets actuels, ce sont EUX
qui doivent nous suivre en adhérent a nos intentions, et
non pas le contraire.
Vous faites des allusions aux d'alliances, (avec quel
pantin ?), en prenant soins d'exclure au préalable de vos
cogitations, et de votre démarche, les révolutionnaires
qui vous gênent. Il y a aucune référence unitaire
avec ceux qui parmi nous ont considéré légitime
l'usage de la violence, que l'on utilise et qui croupissent dans
les geôles de l'Etat français et ailleurs
On veut parler, entre autres, des camarades d'ACTION
DIRECTE.
Nous on préférait nous allier à
eux plutôt qu'avec les "autres" . Vous comptez peut-être
faire le grand écart entre les clowns à la Bové
et les camarades de A.D. ?.
Votre démarche unitaire commence par exclure.
Certaines "municipalistés" on considère
aussi que votre démarche est evanté. Ils l'on fait
savoir. Ils l'on écrit. D'autres aussi.
Il n'y a rien à négocier et aucune alliance
a fomenter. Si vous voulez faire de la" politique" vous
la ferez sans nous et contre nous.
Il est utile de dire que l'unité sans la diversité
n'est qu'uniformité
L'ORGANISATION
Bien sûr!
..
On peut se rappeler la phrase de la CNT de Madrid
en 37 "la révolution n'est pas un problème
d'organisation". Ils veulent dire, et c'est pour cela qu'elle
a été oubliée par des burocrates, que c'est
du CONTENU qu'il faut parler.
Malgré les subtiles tribulations sur la question,
le problème c'est qu'on propose une organisation qui scellera
une "unité libertaire" (excluant les éléments
gêneurs) sans stratégie ni programme pour faire des
alliances avec on ne sait qui.
Voilà en quoi se résume l'initiative
UNITÉ, Si elle a eu un écho c'est parce qu'il y a
un réel besoin d'imbrication de différents efforts
subversifs. Mais aussi parce que l'échec d'un certain réformisme
donne des ambitions a ceux qui sont dans le peloton de ke de la
gestion de la misère. D'autres avant on initie la tentative
(*). Et d'une manière bien moins sectaire et réductrice.
On aura pu y faire mention.
(*)Manifeste du Réseau de résistance
alternatif
("No pasaran")
Face au Capital, le parti de la subversion
existe.
La dispersion de ses forces ne peut
paraître que faiblesse a ceux qui sont incapables d'en saisir
la porté.
L'unification des impulsions reste
un besoin pour mieux s'attaquer au Capital ; des imbrications sont
nécessaires, des conditions prêtes.
Mais ce qu'on mettra en avant ce sont les objectifs.
Dans tous les cas en fonction de ce qu'on a vu, et de ce qu'on a
lu, on est en droit de dire qu'aucune unité future pourra
s'opérer entre "libertaires" fussent-ils anarchistes
ou communistes, puisque la ligne de rupture qui séparera
à jamais réformistes et révolutionnaires sera
l'acceptation et l'amélioration du salariat ou de sa suppression
et non pas des exercices de grammaire.
Rassurons-les ; ils pourront unifier leur pratique
réformiste. Aspirant a la reconnaissance publique et politique,
demain il seront la risée du bon peuple tout comme le sont
aujourd'hui les prétentieux écologistes qui hier avaient
des aspirations similaires a la gratitude du monde politique
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