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Toulouse, avril 2002, sept mois après l'explosion
des 300 tonnes de nitrate d'ammonium de l'usine AZF,
en pleines élections présidentielle et législatives.
Le chef du gouvernement, le candidat Lionel Jospin, dans son dernier
livre nous donne enfin une réponse claire sur l'avenir de
la Société nationale des poudres et explosifs (Snpe),
indirectement sur l'avenir du site chimique et sur l'avenir de la
population de l'agglomération : "... (la fermeture définitive)
mettrait en cause la dissuasion nucléaire parce que la Snpe
fabrique non seulement des carburants pour Ariane (la fusée)
mais aussi pour nos missiles stratégiques et tactiques...
" Cette production serait donc vitale pour l'image et la puissance
de la France, pour la Défense nationale et européenne...
Le discours du Parti Socialiste et de la gauche au gouvernement
ne change pas, militariste, nucléariste, identique à
celui de la droite. En matière d'intégrité
du territoire, c'est la politique d'union nationale qui prévaut.

Suite à l'explosion du 21 septembre 2001, les activités
du pôle chimique - AZF, Snpe et ses
filiales Tolochimie, Isochem et Raisio (client et locataire de Snpe
installé sur le site) - ont été
suspendues sur décision du préfet de région
Hubert Foumier.
La thèse de l'accident paraît la plus crédible
mais les causes exactes de l'explosion ne sont toujours pas connues.
Les pouvoirs publics n'ont pas tiré les enseignements des
premiers jours suivant l'explosion (situation gérée
au coup par coup, défaut de confinement, informations publiques
incohérentes, secours dépassés...) et ne peuvent
apporter aucune réponse satisfaisante en cas de nouvel accident.
Seuls la chance et le hasard ont fait que la catastrophe reste ainsi
limitée (pas de fuite de gaz toxiques). Les bilans économiques
et sanitaires sont loin d'être définitifs... Malgré
cela, l'État voudrait autoriser le redémarrage d'une
partie des activités industrielles sur le même site
: les entreprises Raisio et Isochem (classée Seveso).
Total Fina ELF qui souhaitait, déjà avant
l'explosion, se désinvestir de certaines de ses activités
chimiques, vient d'annoncer la fermeture définitive de l'usine
AZF. Par contre, le gouvernement, en décembre 2001, a demandé
à la direction de la Snpe de lui fournir un plan de redémarrage
sécurisé ne faisant pas courir de risques aux toulousains.
La Snpe envisage aujourd'hui une réouverture partielle,
environ 30% de ses activités avec le recours à une
production à flux tendu pour éviter le stockage massif
des produits et réduire ainsi les périmètres
de risque (la dose létale est fixée
à 10 km autour du site). Cette solution est reconnue
bien plus risquée à cause du nombre plus élevé
de transports en ville et de manipulations des toxiques. Le facteur
humain étant la cause principale des incidents. Cette reprise
à flux tendu est également envisagée pour la
production et la distribution du phosgène.
La Snpe est une usine beaucoup plus dangereuse qu'AZF,
elle est beaucoup plus inquiétante : à cause des risques
potentiels engendrés par la fabrication et l'utilisation
de produits extrêmement toxiques (phosgène, chlore
)
et à cause des retombées mortelles de sa production
sur les populations civiles. Rappelons que ce groupe national qui
a pour seul véritable actionnaire l'État est avant
tout une entreprise qui fabrique des armes. Une partie de sa production
est classée secret défense, hors de portée
de l'appréciation populaire. A Toulouse, depuis peu, une
bonne partie de son chiffre d'affaires se faisait dans la chimie
fine. C'est pour cette chimie fine que le gaz mortel phosgène
(réactif chimique) est produit et fourni à ses clients
extérieurs et à ceux sur le site (Tolochimie, Isochem,
Raisio...).
La réouverture du site chimique, la conservation de sa
production ici ou ailleurs est dépendante de la course aux
profits et des intérêts de la nation. Le lobby militaro-industriel
et l'État voudraient rouvrir le site chimique dans sa totalité
parce que la production de carburant seule n'est pas rentable et
que la Snpe n'est viable économiquement que dans sa totalité,
incluant la production de phosgène et autres matières
nuisibles. En matière de défense, l'État envisage
toujours le recours à la peur, la prise en otage des populations
et à la folie meurtrière des armes nucléaires.
Les affaires auraient pu continuer tranquillement s'il n'y avait
eu cette affreuse matinée de septembre. Cette explosion a
tué des dizaines de personnes (officiellement 30), blessé
et traumatisé grièvement des milliers d'autres. Elle
nous a plongés, d'un coup, dans la réalité
d'une ville bombardée avec tout ce qu'implique ce cataclysme
humain. En réponse, l'État n'a fait que gérer
une situation de crise en évitant principalement tout risque
de turbulence sociale. De manière générale,
l'ampleur de la catastrophe n'a pas été prise en compte,
au contraire les conséquences réelles sur l'habitant
ont été et sont toujours minimisées. Les responsables
: Total et les pouvoirs publics s'en sortent particulièrement
bien, personne n'est encore inculpé. Les autorités
en place avant l'explosion ont sous-évalué volontairement
la dangerosité du site, ne pratiquant aucun contrôle
réel sur la sécurité des activités et
le stockage des produits, elles ont donné les permis d'extension
de l'activité augmentant de fait la production et l'aggravation
des risques, elles ont trafiqué les périmètres
de sécurité permettant ainsi le développement
des constructions autour des usines. Ce sont les mêmes autorités
qui voudraient imposer aujourd'hui le redémarrage du site
chimique dans la ville.
Des ressemblances frappantes.
L'explosion d'AZF doit être décrite à sa juste
valeur et en aucun cas ne doit être mise sur la même
échelle qu'une catastrophe nucléaire de type Tchernobyl.
Pourtant en bien des points elle nous en rapproche. Après
avoir vécu ce qui s'est passé à Toulouse, on
sait que le pire arrivera en cas d'accident majeur nucléaire
alors que les dégâts seront beaucoup moins apparents
et les conséquences directes impalpables. Une chape de plomb
de désinformation s'abattra sur l'ensemble du territoire,
cachant la réalité et la vérité sous
le mensonge officiel : tout va bien, vous n'êtes pas en danger,
l'État contrôle la situation.
Les gestionnaires de crise sont rodés. Les conséquences
de la catastrophe seront plus qu'amoindries parce qu'ingérables,
politiquement, économiquement et humainement. Avec le temps,
une fois dilué dans l'actualité, l'événement
pourra alors être traité d'exagération. C'est
un peu ce qui se passe ici. Les traumatismes sont enfouis sous divers
tranquillisants, les fenêtres sont remplacées, les
bâtiments reconstruits, les blessures pansées, les
handicaps cachés. Le deuil passé, il ne restera plus
qu'à atténuer le souvenir de l'explosion.
Depuis AZF, des voix officielles déclarent à la
presse que : " si les usines chimiques étaient aussi
bien surveillées que les centrales nucléaires, un
tel accident n'aurait pas eu lieu ". Qu'est-ce qui poussent
les nucléocrates à vanter ainsi les mérites
du dieu atomique ? Ont-ils encore besoin de nous (de se) rassurer
en nous déversant leur bible sur la sécurité
des centrales nucléaires ? Malheureusement nous connaissons
la réalité de la sécurité en question,
la réduction des coûts de production (sous-traitance
et intérimaires déqualifiés), l'état
psychologique des travailleurs et les nombreux incidents journaliers
dans les centrales qui peuvent déboucher sur une catastrophe...
Une catastrophe inévitable aux causes imprévisibles.
Nous connaissons aussi les "aléas" des rejets
radioactifs des centrales dites en fonctionnement normal... Nous
connaissons l'augmentation des leucémies aux alentours des
centrales, les cancers de la thyroïde dans l'ensemble de la
population...
Les responsables politiques ne veulent toujours pas envisager
sérieusement le risque d'accident nucléaire comme
ils n'avaient pas prévu l'explosion hors site à
AZF.
La gestion de la "crise toulousaine" est pourtant une
répétition (radioactivité mise à part
et toute échelle respectée) de la gestion d'une
catastrophe nucléaire.
En premier, c'est le sacrifice d'une partie de la population qui
apparaît comme une conséquence inévitable de
ce genre de situation. Ainsi, si la fuite de gaz toxique avait eu
lieu (rupture instantanée d'une cuve ou d'un wagon de chlore
ou de phosgène), le confinement de la population après
la destruction des barrières de sécurité (les
vitres à cette occasion) aurait été inopérant.
Un peu comme le confinement qui n'a pas eu lieu lors du passage
du nuage de Tchernobyl ou comme les pastilles d'iode qui devraient
être distribuées lors de la prochaine excursion nucléaire
(explosion d'un cur de réacteur). Le nuage provoqué
par l'explosion à Toulouse était bien moins toxique
mais tout aussi réel. En fait il n'a pas été
analysé ni même suivi à la trace par les services
publics compétents. Quelles retombées dans l'environnement
? Nous sommes devant le mensonge par omission.
Après l'explosion toulousaine le risque zéro n'existait
pas, au contraire, tous les systèmes de sécurité
étaient hors d'état de fonctionner. Devant la possibilité
d'un sur-accident, les autorités ont fait le choix d'abandonner
potentiellement la population plutôt que d'organiser l'évacuation.
C'était un vendredi, l'agglomération (environ 600
000 h) aurait peut-être pu se vider si cela avait été
préparé avant et décidé. Réaliser
une évacuation est-ce techniquement possible ? La décréter,
c'était reconnaître la réalité du risque,
la gravité du danger. Or, malgré la
non-explication de l'explosion, les 4000 tonnes d'ammonitrate restantes,
les 46 000 tonnes de nitrocellulose, le chlore, les tonnes de phosgène
et les systèmes de sécurité détruits...
Les autorités ont caché les risques et ramené
la population à la vie "normale", au travail. Comme
à Tchernobyl où les autorités locales, avec
l'aide des experts européens de l'Agence Internationale à
l'Energie Atomique, ont augmenté les taux de radioactivité
admissibles, évitant ainsi l'évacuation de populations
entières. Plusieurs millions de personnes vivent aujourd'hui
en zone irradiée.
A Toulouse la militarisation des zones sensibles à été
immédiate, bien avant les secours.
Les renforts de l'armée ont servi à la surveillance
de la population dite "sensible". Les médias ont
joué sur la
peur en parlant de pillages (14 interpellations) alors que les gens
avaient tout juste du mal à reprendre
leur esprit. Le bouclage des cités rentre dans le même
ordre des choses que les cercles concentriques qui
seront tracés après la catastrophe nucléaire.
Les secours et le tri des blessés ont été effectué
par les services sanitaires et les cellules de crise qui ont principalement
fait un recensement de la population touchée et des dégâts.
Bien sûr des soins ont été apportés et
un peu d'argent distribué préventivement au désordre.
Aujourd'hui alors que des actions de prévention devraient
être engagées (suivi ORL, suivi psychologique... particulièrement
chez les enfants), rien ou presque rien n'est fait. Demain on apprendra
que tout un tas de moyens ont été détournés
vers des intérêts particuliers.
Si l'on se réfère à l'histoire, on s'aperçoit
que le développement de l'industrie chimique a été
influencé par les besoins guerriers. On mesurait à
l'époque la force d'une nation au nombre de tonnes de nitrate
produit qui servait indifféremment comme engrais ou comme
explosif. De même, l'énergie nucléaire s'est
développée prioritairement dans des buts guerriers,
même si aujourd'hui les puissances nucléaires sont
aussi de grandes productrices d'énergie électronucléaire.
Dans l'industrie, la production"civile" est intrinsèquement
liée à la production militaire, au point qu'il est
très difficile de faire la différence entre l'une
et l'autre.
Si l'on compte sur la démocratie parlementaire, on voit
que les choix industriels technologiques issus de l'application
des sciences (chimie, physique nucléaire...) n'ont jamais
été faits après un réel débat
de société, une appréciation des enjeux et
une concertation à la base. Aucun vote, aucun référendum
sur les orientations de la politique industrielle et militaire.
Jamais, avant sa mise sur le marché, l'utilité sociale
et les conséquences environnementales d'un produit n'ont
prévalu sur le pouvoir et les bénéfices monétaires
qu'il pouvait engendrer.
Si l'on scrute les appareils politiques, syndicaux, patronaux,
les médias, et leur implication pour faire accepter l'inacceptable,
on voit clairement la similitude entre deux situations industrielles
potentiellement catastrophiques.
Retour en 1981, à la veille des élections présidentielle
et législatives, plusieurs dirigeants du Parti
Socialiste (dont Jean Glavany, l'un des bras droits de François
Mitterrand, aujourd'hui chef de campagne de Lionel Jospin) font
miroiter ou affirment qu'un certain nombre de centrales nucléaires
dont Golfech en Tarn-et-Garonne (voir le livre "Golfech, le
nucléaire... " édition Cras, 1999), ne seront
pas construites. Le Conseil Général de Tarn-et-Garonne,
le Conseil Régional de Midi-Pyrénées, le Parti
Socialiste local se prononcent toujours contre l'implantation d'une
centrale dans la région. Beaucoup pensent la fin du nucléaire
arrivée.
La gauche PS, PC, MRG se hisse au pouvoir après vingt cinq
ans de gouvernements à droite et revient immédiatement
sur ses promesses (pléonasme). A part l'arrêt du projet
de centrale à Plogoff, seule la construction de cinq sites
est gelée pendant quatre mois. En fait les chantiers continuent.
A Golfech, peu d'élus se battent pour la fermeture définitive,
la plupart retournent leur veste. Qui retrouve t-on alors pour demander
le redémarrage immédiat et organiser des manifestations
? Le patronat bien-sûr, réuni dans les chambres de
commerce et de l'industrie, le Cnpf (Medef de l'époque),
le Parti Communiste et la droite... mais surtout, en première
ligne, les cadres, l'intersyndicale CGT-FO des entreprises concernées
réclamant le maintien des activités et des emplois.
On assiste alors, comme aujourd'hui, au pire des chantages mettant
en jeu la vie de toute une population contre la survie d'une caste
de salariés esclaves des nucléocrates. On retrouve
les mêmes organisations, les mêmes courants de pensée
qui défendaient hier le redémarrage des travaux de
la centrale nucléaire de Golfech et qui exigent aujourd'hui
le redémarrage du site chimique.
En 1989, avant la mise en service de la centrale, la Commission
Locale d'Information (organe de concertation regroupant élus
des collectivités, industriels, État et associations)
avait demandé des conditions préalables au démarrage.
Ces conditions de transparence et de sécurité furent
prises en compte et la mise en service de la centrale s'est effectuée
sans trop de troubles sociaux. C'est exactement ce qui se passe
avec le site chimique et surtout la Snpe. Le gouvernement demande
plus de transparence et plus de sécurité et espère
endormir les
populations concernées. La différence, c'est que les
toulousains ont vécu l'explosion et ne croient pas un instant
aux belles paroles. Pourtant cela ne les amènent pas à
exprimer fortement et massivement leur refus. Les 10 000 manifestants
le 23 mars 2002 à Toulouse contre le redémarrage du
site chimique auraient-ils fait reculer la prise de décision
s'il n'y avait pas eu l'enjeu des futures élections ? Si
la mobilisation en reste là, elle ne réussira pas
à fermer le site définitivement
En Tarn-et-Garonne le pouvoir politique et économique est
toujours influencé par la famille Baylet (Radical de gauche)
qui détient aussi le quotidien La Dépêche du
Midi. Dans l'opposition jusqu'en 1981, les Baylet avec leur journal
s'étaient prononcés contre l'implantation de la centrale
nucléaire à Golfech. Soucieux de la raison d'État
et des subsides d'EDF, avec les collectivités locales et
pratiquement tous les élus, ils reviendront sur leur engagement.
Nous vivons aujourd'hui avec Golfech, un risque supplémentaire
de catastrophe nucléaire
Avant l'explosion. La Dépêche (unique quotidien en
Midi-Pyrénées) banalisait les risques provenant du
site (voir brochure "Les idées courtes... la mémoire
aussi." édition Cras, octobre 2001) Aujourd'hui, c'est
le même journal qui gère et diffuse l'information locale
sur l'après-explosion et sur l'avenir du site chimique toulousain.
Menant d'abord un travail d'investigation, déclamant sur
l'horreur et l'inacceptable, les rédacteurs du journal se
sont vite rendus à l'évidence qu'il n'était
pas envisageable de supprimer la chimie à Toulouse. Après
avoir influé à merveille sur l'implantation d'une
centrale nucléaire dans le Tarn-et-Garonne, le journal, porte-parole
des pouvoirs économique et politique a pleinement assumé
son rôle dans l'explosion d'AZF : rassurer pour mieux gérer,
diviser pour mieux régner. Avec le système des éditions
locales, l'information est diffusée de manière sélective.
Hier (encore aujourd'hui) les lecteurs de Toulouse ne savaient pas
grand chose sur ce qui se passait à Golfech, réduisant
ainsi l'implantation de la centrale à un problème
Tarn -et- Garonnais. Après AZF, le même constat, les
lecteurs de Foix, de Rodez... n'ont pas connaissance de l'édition
toulousaine, de l'actualité et des prises de position à
propos de la réouverture du site chimique.
En ne posant pas les problèmes de fond, La Dépêche
contribue à l'heure actuelle au bon redémarrage de
la bombe chimique à Toulouse. Après l'expérience
d'AZF, le journal saura-t-il participer efficacement à la
gestion pacifiée d'un accident majeur à Golfech s'il
se produit ?
C'est l'existence même de ces usines, Snpe, Golfech... leur
production, que nous mettons en cause. Ni délocalisation,
ni bidouillages sécuritaires, ni conditions préalables
au redémarrage, nous exigeons leur fermeture définitive,
leur dépollution, leur reconversion socialement utile et
la prise en charge des revenus des anciens salariés.
C'est donc bien d'un vieux débat de fond crucial et toujours
présent dont il s'agit : la transformation de ce vieux monde
et non pas son aménagement... Car la clique au pouvoir, les
gestionnaires ne nous laissent que peu d'option pour s'opposer à
leur logique de mort. Le résultat des prochaines élections
ne changera rien.
Les orientations politiques gouvernementales de ces dernières
années sont évidentes. Elles nous conduisent droit
dans le mur par tous les chemins empruntés. Les technocrates
au pouvoir, les nucléocrates nous enfoncent dans un monde
sans avenir ponctué de nouvelles catastrophes et de guerres.
Les orientations économiques, la politique de défense,
la politique énergétique... axées sur la pérennisation
de la dissuasion atomique et sur le renouvellement du nucléaire
"civil" électrogène sont de nouveaux crimes
contre l'humanité qui resteront impunis.
Face au profit, à la raison d'État, à la démocratie
bafouée nous n'avons que notre humanité et notre solidarité
active à opposer, une résistance avec réflexion,
force et détermination. Initiative et bon sens populaire,
c'est
dans la rue, ici et ailleurs, massivement, que se gagnera la fermeture
définitive des usines de mort et le respect de la vie.
c/o CRAS BP 492 31010 Toulouse cedex 06
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