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Mayo 37 Qui
sommes nous :
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Face aux enjeux économiques
et aux problèmes sociaux,
au-delà des discours et des nuances,
il n'apparaît au bout du chemin que deux perspectives
:
La
révolution
ou
la contre-révolution
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Quelles que soient les convictions des révolutionnaires,
qu'elles soient handicapées par le temps ou qu'ils fassent
preuve d'esprit visionnaire, nous pouvons reconnaître leurs
uvres au fait qu'ils se sont toujours trouvée en
face des contre-révolutionnaires.
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Barcelone, mai 1937

Alors que le communisme libertaire fait
boule-de-neige dans la Péninsule Ibérique, que
depuis des mois des moyens de production et de distribution
sont autogérées, la Guardia Civil tente de reprendre
possession de La Telefonica, les travailleurs révolutionnaires
prennent les armes, avec la même détermination
donc ils furent preuve au moment du soulèvement Franquiste.
Les représentants locaux du Front Populaire se retrouveront
tous unis contre les révolutionnaires.
Les Ramblas deviennent la ligne de démarcation entre
la révolution et la contre-révolution.
À l'intérieur de l'anarchisme espagnol et des
forces anti-franquistes s'ouvre à nouveau la brèche
entre ceux qui optent pour les collectivisations et l'abolition
immédiate du capitalisme et ceux qui aiment jouer a
la politique avec la gauche.
Dans le camp républicain, c'est la gauche au pouvoir
qui se charge de la besogne contre-révolutionnaire.
Alors que la guerre civile fait rage, elle se hâte de
liquider les acquis de l'insurrection de Juillet : la collectivisation
des terres et des entreprises, l'ébauche d'une abolition
de l'argent et de l'Etat ; Et sa tâche répressive
se trouve facilite par la cécité complaisante
des chefs anarcho-syndicalistes, que l'union sacrée
contre le fascisme conduit à renoncer à leur
programme d'instauration du "communisme libertaire"
: après avoir été en situation de décider
de tout, les dirigeants de la CNT choisissent la collaboration
de classes, la militarisation et la guerre civile.
Ils sabordent l'insurrection permanente en renonçant
à l'armement et à l'autonomie des milices ouvrières
-sans lesquelles ils ne peuvent être rien d'autre que
la caution libertaire d'un régime autoritaire voué
à la catastrophe.
Le principal enseignement qu'on doit retirer de cette
période, leçon qu'on peut vérifier a
chaque instant de notre vie social, est que le réformisme,
sociale-démocrate ou libertaire, n'est que le cheval
de Troie de la contre-révolution.
De plus on peut observer comment, une fois de plus, les fractions
révolutionnaires les plus éclairées (Amis
de Durruti et le POUM
) sont à la remorque
de la spontanéité révolutionnaire.
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Face aux essais de régénérer le négoce
et l'esclavage salarié, devant l'ennuyeuse vie réglementée
par la résignation social-démocrate, contre
un futur libertaire aussi incertain que paradisiaque, nous
fomentons l'abolition du commerce et du salariat, nous optons
pour la subversion de la vie quotidienne, et nous lutterons
contre tout étatisme, qu'il soit clairement avoué
ou qu'il soit déguisé avec un verbiage libertaire.
Nous nous donnos pour tâche de mettre à disposition
des révolutionnaires les éléments leur
permettent de dépasser et d'éclaircir leur révolte
; cette activité nous permettant à nous-mêmes
de nous débarrasser des oripeaux du passé.
En espérant contribuer au cours de notre activité
à des imbrications, des rencontres et des élans
que l'on puisse fédérer à notre vie.
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D'autres avant nous, et pour les mêmes raisons, ont utilisé
l'appellation Mayo37
(MIL-Ediciones Mayo37-Union Obrera).
En reprenant ce nom, nous voulons rendre hommage à ceux
qui ont payé de leur vie pour leurs actions.

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