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Que les écoliers et leurs parents se rassurent
!
Alors que les pouvoirs publics continuent à nier la toxicité
du nuage né de l'explosion et minimisent les conséquences
de l'explosion sur le plan de la santé, une lettre émanant
du bureau de l'Action Sociale du Rectorat, adressée par la
Rectrice à tous les personnels sinistrés, indique
(je cite) :
"qu'il est souhaitable, pour parer à d'éventuelles
séquelles, non décelables actuellement, de faire une
déclaration d'accident de travail (ou de trajet) auprès
du Bureau des accidents de Travail de l'inspection Académique...
"
Elle est signée de Françoise Monti, directrice des
ressources humaines.
Cette mise en garde du Rectorat arrive en direction des personnels
Sinistrés de l'Education Nationale un mois et demi après
l'explosion, c'est-à-dire, maintenant que le Rectorat a obtenu
ce qu'il voulait, la reprise à tout prix dans les établissements
sinistrés.
Un exemple de plus pour illustrer le manque total de transparence
concernant le sort qui nous est réservé. Un exemple
de plus pour illustrer le mépris qu'ont les pouvoirs publics,
et avec eux, les multinationales, pour les populations situées
dans les zones à risques majeurs. Pour moi, ceci rejoint
tout à fait la position du préfet, qui est prêt
à sacrifier une partie de la population en cas de sur-accident
- Une information plus officieuse circule invitant les parents à
demander aux établissements scolaires une attestation de
présence de leurs enfants le jour de l'explosion, et de l'envoyer
à leur assurance scolaire, également pour prévenir
d'éventuelles séquelles.
Bref, en clair, le Rectorat est en train de nous dire l'explosion
du 21 septembre, maintenant que tout le monde a regagné le
chemin de l'école, on peut vous l'avouer, vous n'avez pas
fini d'en payer les conséquences.
J'ajouterai que certains psychiatres ont constaté chez les
enfants ayant vécu l'explosion d'AZF, des traumatismes que
l'on rencontre en général dans les populations ayant
connu la guerre Les enseignants en voient des exemples tous les
jours dans leurs classes
À Toulouse, c est bien d'une guerre qu'il s agit, celle que
mènent. les marchands contre les populations civiles dans
la course effrénée au profit.
Et après ça, on veut nous faire accepter la réouverture
du site ?
Jamais !
Commission scolaire du Collectif
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