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Emmanuel Moreau, membre du comité de quartier Saint-Michel,
a consulté les documents du SPPPI (Secrétariat Permanent
pour la Prévention des Problèmes Industriels), constitué
d'une représentation de l'État (Préfecture,
DRIRE), des collectivités locales de représentants
de la population (Comités de Quartier) et d'associations
d'Environnement.
· ASPECTS TECHNOLOGIQUES
On y apprend que la zone de sécurité autour de la
SNPE ne tenait pas compte du phosgène (ce qui aurait obligé
à créer une zone de non-habitation de plusieurs kilomètres
: c'est-à-dire déplacer plus de 100 000 personnes
!) : on a éludé le problème en confinant les
cuves de stockage par une paroi imperméable mais non prévue
pour tenir à une explosion lors de la visite samedi 10 novembre
2001 du SPPPI il est apparu que cette paroi avait rompu suite au
souffle : heureusement les cuves (de 20 mm d'épaisseur>
n'ont pas été crevés : mais en cas de rupture
de ces cuves, le fameux confinement n'aurait plus été
impossible.
On y apprend que le plan de risque de la SNPE pour le phosgène
oblige à mettre les moyens pour neutraliser une fuite de
450 kg de phosgène en moins de dix minutes à l'intérieur
de la zone de confinement : ce moyen est mis en place depuis longtemps
et on peut supposer qu'il fonctionne. Mais que penser du fait que,
pour assurer la fourniture du phosgène à l'extérieur
de Toulouse, chaque semaine un camion transportait 950 kg de phosgène
de la SNPE à la gare Matabiau en traversant Toulouse (la
nuit) pour être acheminé ensuite par rail à
destination il parait qu'il n'y avait pas de plan d'urgence en cas
de renversement et déversement des 950 kg de phosgène
dans une rue de Toulouse : je laisse les toxicologues et statisticiens
évaluer le nombre de milliers de morts I
LE NON RESPECT EVIDENT DES CIRCULAIRES ET DECRETS PARUS AU JOURNAL
OFFICIEL :
La Circulaire du 28/12/83 impose au Préfet d'inclure, pour
une usine Seveso, les causes externes d'accident tel que chute d'avion,
malveillance, attentat... Cet aspect ne figure pas dans le dossier
ACCIDENT.
Par ailleurs, en 1989 un dossier a été remis au Préfet
pour évaluer l'impact de la chute d'un avion sur SNPE : en
2001 toujours pas de réponse : réponse orale : l'accident
est fort peu probable (cf. accident récent de l'Airbus à
NY).
La Circulaire du 4/12/87 impose au Préfet de prendre en compte
" le périmètre de danger en fonction des vents
dominants ".
Ce point n'est pas pris en compte : le périmètre est
toujours un cercle de moins de 1 km (ridicule Si on considère
les 60 tonnes de phosgène, et sans compter le chlore et l'ammoniac)
autour des trois zones : AZF, SNPE et TOLOCHIMIE>
· Le décret du 6/5/88 oblige à réactualiser
le plan d'urgence tous les cinq ans, il apparaît que cela
n'a pas été réalisé par le Préfet.
· L'ACCIDENT ETAIT-IL PREVISIBLE ?
En 1994 le SPPPI, qui est pourtant sous contrôle du Préfet
de région, édite une plaquette dans laquelle figure
le risque d'explosion du Nitrate d'Ammonium.
Je rappelle que tous ces rapports sont commandés par les
pouvoirs publics : il s'avère qu'ils sont pris en compte
ou autorisés à être pris en compte par ceux
que l'on pourrait appeler des hauts fonctionnaires, qui, apparemment,
sont plus tentés par le management de leur carrière
et le maintien de bonnes relations dans les hautes sphères
de la ville de TOULOUSE plutôt que d'assurer leur mission
républicaine au service du citoyen.
Si la directive SEVESO 2 avait été appliquée,
tout le pôle chimique aurait été fermé
depuis février 2001, ne serait-ce que parc. que les scénarios
d'explosion à 140 millibars et de perte de confinement rendent
ces installations totalement interdites là où elles
sont implantées.
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