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Comité de quartier de la Croix de pierre
Au nom du Comité de quartier de la Croix de pierre (1
à 2 km au nord du centre chimique), mais aussi de tous les
nombreux autres quartiers du Sud toulousain des dizaines de milliers
d'habitants ayant subi un profond traumatisme aux séquelles
et dont certaines ne se sont pas encore révélée.
Cette catastrophe paraît découler d'une succession
de fautes :
1re faute l'installation au début du siècle, d'industries
chimiques lourdes à 3,5km du cur de Toulouse,
2e faute dans les années d expansion de la seconde moitié
du siècle, alors que la prospective économique annonçait
pour l'an 2000 une agglomération toulousaine da 1 million
d'habitants (ce qu'elle est effectivement aujourd'hui) ne pas avoir
progressivement délocalise ces industries et bien au contraire,
d'en avoir, avec la bénédiction de tous les décideurs
augmentés sans cesse la puissance
3e faute avoir sous-estimée les dangers, que seuls dénonçaient
quelques associatifs, avoirs endormit les populations, leur faisant
croire que toutes les précautions etaient prises pour prévenir
au maximum le risque industrieL
Or, toutes -je dit bien toutes - les mesures destinées à
les rassurer se sont révélées totalement inopérantes.
Deux exemples
- Le périmètre de sécurité au-delà
duquel ne devaient pas s'étendre d'éventuels dégâts
: c'est à plus de 10 km de ce dernier qu'ont sévi
destructions et nuage toxique,
- L'information des populations et la notion de confinement : les
habitants, dans l'épouvante et l'affolement, se sont immédiatement
enfuis à l'air libre et en tous sens hors des maisons explosées
et dont aucune n'a de cave
On nous répète qu'un tel accident était imprévisible
- Si les causes en Sont internes, la preuve est faite que des hommes
(même très compétents) ou des techniques (même
très performantes) ne peuvent avoir la maîtriser d'un
tel danger potentiel
- Si elles sont externes, et dans le contexte politique nouveau,
les craintes sont plus grandes encore pour l'avenir.
Dans les deux cas, la confiance est définitivement anéantie
; la preuve établie qu une telle poudrière et une
agglomération d'un million d habitants ne peuvent coexister
et qu'en général, la chimie lourde ne peut exister
qu'éloignée, vraiment éloignée, de toute
agglomération
Nous demandons la fermeture définitive de la totalité
du site chimique <AZF, SNPE-Tolochimie> Pour les habitants
des quartiers périphériques~ très profondément
traumatisés, l'idée même qu il pourrait renaître
est absolument intolérable
Une dernière réflexion s'il subsistait, les quartiers
la moitié sud de Toulouse subiraient une spirale de paupérisation
dont les conséquences sociologiques risqueraient d'être
lourdes pour l'ensemble de la ville.
Intervention de Mme RÉAL du Comité de QUartier de
la Croix-de-Pierre
À l'Assemblée Plénière du SPPPI du 7
novembre 2001
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